J - 0 Terminé, tout le monde descend !
30 mai 2008
Voilà, depuis jeudi matin mon manuscrit est parti par la poste !
Mission accomplie !
Il n’y a plus qu’à attendre la sentence
Voilà, depuis jeudi matin mon manuscrit est parti par la poste !
Mission accomplie !
Il n’y a plus qu’à attendre la sentence
Lu sur :
http://www.journaldunet.com/management/expert/ressources-humaines/25689/pourquoi-les-plus-de-50-ans-sont-d-excellents-candidats.shtml
Pourquoi les plus de 50 ans sont d’excellents candidats
Les seniors sont pantouflards ? Ils sont nuls en informatique ? Impossible à licencier ? Pour promouvoir l’emploi des quinquas, Benoit Charasy commence par déboulonner cinq idées reçues.
(02/05/2008)
Parmi toutes les discriminations qui persistent dans le monde du recrutement, il en est une particulièrement pernicieuse : celle liée à l’âge. Tout aussi inacceptable que les inégalités de traitement dues à l’appartenance à une minorité, à un secteur géographique ou au sexe, l’âge demeure un facteur d’exclusion dans de nombreux projets de recrutement.
Laissons de côté le recrutement parfois problématique de “juniors” pour nous intéresser au recrutement des “seniors”. Par ce terme très politiquement correct, nous entendrons ici les “plus de 50 ans”. La “sénioritude”, comme nous pourrions la baptiser aujourd’hui, arrive de manière très précoce dans le monde du travail, particulièrement en France.
Quels sont les freins qui sont évoqués pour s’opposer au recrutement de quinquas ? En voici cinq généralement entendus, qui méritent d’être examinés un par un :
1. Ils ne sont pas habitués aux nouveaux outils informatiques
En comptant large, dans les secteurs qui le justifient aujourd’hui, l’utilisation de l’informatique s’est généralisée depuis 1993 au moins ! Ainsi, un quinqua moyen pourra compter sur une quinzaine d’années d’expérience avec nos bien aimés ordinateurs. Ils manipulent Internet depuis une bonne décennie, tout comme un trentenaire frais émoulu !
2. Ils ne changent pas facilement leurs habitudes
Nos quinquas ne sont généralement plus issus de la culture de l’entreprise unique. Comme leurs homologues plus jeunes, ils ont eu eux aussi à changer d’entreprise, de métier, de région… Ils savent s’adapter à de nouvelles méthodes de travail, de nouveaux environnements, plus ou moins facilement, comme tout un chacun. La rigidité n’est pas une question d’âge, mais bel et bien de caractère !
3. Ils n’ont plus l’énergie suffisante
Tout nous invite à penser le contraire ! L’allongement de l’espérance de vie va de pair avec une augmentation de la qualité de vie : on vit mieux plus longtemps. Ces propos sont bien entendu à tempérer lorsqu’on évoque des métiers à la pénibilité importante, mais globalement, le temps de “vie professionnelle efficace” s’allonge du même nombre d’années que notre espérance de vie. Ainsi, pour faire simple, nous avons gagné 5 ans d’espérance de vie en 20 ans, donc recruter quelqu’un de 50 ans aujourd’hui équivaut à recruter quelqu’un de 45 ans en 1988… D’ailleurs, la plupart des pays européens ont adapté leur législation et repoussé l’âge légal de la retraite, mais il s’agit d’un autre débat…
4. On ne peut plus les licencier en cas de problème
La fameuse “contribution Delalande” qui durcissait les conditions de licenciement des plus de 50 ans est définitivement supprimée à partir du 1er janvier 2008. C’est donc le droit du travail “standard” qui s’applique dans cette situation… Bien sûr, le meilleur moyen pour éviter d’avoir à licencier reste de faire appel à un cabinet de recrutement compétent qui saura précisément évaluer vos besoins et le candidat.
5. C’est idiot d’investir dans un recrutement pour si peu de temps
Plaçons nous dans le cas du recrutement d’un candidat avec une formation supérieure. Si l’on estime qu’il a arrêté ses études à 23 ans, les droits pleins à la retraite ne pourront être obtenus avant l’âge de 63 ans. Ainsi, une personne recrutée à 55 ans par exemple devra encore travailler 8 ans ! Et il y a fort à parier qu’elle ne cherchera pas à changer d’entreprise durant cette période. Qui peut prétendre à tant de sérénité pour le recrutement d’un trentenaire ?
Ainsi, il n’y a pas réellement de justification à cette réticence pour le recrutement de “seniors”. Si l’on ajoute à ces considérations le fait de bénéficier d’une forte expérience et d’être bien souvent moins tributaire d’ambitions carriéristes, on ne voit pas vraiment ce qui pourrait s’opposer à l’intégration de quinquas. Alors, recrutez des plus de 50 ans, c’est un trentenaire qui vous le dit !
Je vous livre ici quelques bons blogs de lecteurs avertis qui n’hésitent pas à donner leur avis sur leurs lectures, nous donnant ainsi la possibilité de mieux choisir. N’hésitez pas à les mettre dans vos flux RSS, ils valent le détour :
http://serialecteur.canalblog.com/
Un goût sûr, des avis tranchés, il fait le tri pour moi !
http://ptitcoinlecture.blogspot.com/
Ce blog est consacré à ses lectures, ses films, ses coups de coeur et ses quelques coups de gueule. Au moins, on sait à quoi s’attendre…
http://commedansunlivre.blogspot.com/
Un livre, c’est un navire dont il faut libérer les amarres.
Un livre, c’est un trésor qu’il faut extirper d’un coffre verrouillé.
Un livre, c’est une baguette magique dont tu es le maître si tu en saisis les mots.
Michel Bouthot nous livre par ces quelques vers son amour des livres…
http://www.leslecturesdemartine.com/
Martine parle d’elle, de ses passions mais aussi de ses lectures. Une écriture vive qui vous entraîne vers la création… Elle organise même des cafés littéraires !
http://bouquin.hautetfort.com/
Des livres, des clubs de lecture, des magazines et encore des livres !
http://lirevoirentendre.blogspot.com/
parce que seules les envies comptes disent-ils ou disent-elles ?
et comme ils ou elles ont raison !
http://dlivresetdchamps.canalblog.com/
J’adore ce mélange de propos sur les livres et ses magnifiques photos !
Je pourrais ainsi vous en donner mille de liens, mais c’est ceux là que j’ai choisi
22 février
Le style parlé ou relâché contre le style écrit ou soutenu
Revenons à nos moutons et abordons ici du style parlé (ou relâché) contre le style écrit (ou soutenu)
Le style parlé spontané et familier souffre de phrases inachevées, de redites, de sous-entendus, bref, d’une faible cohérence syntaxique.
La recherche d’un style parlé est une constante de l’écriture rimbaldienne. l’écriture de la « Saison» (Une saison en enfer d’Arthur Rimbaud ) tient plus du discours que du récit : usage majoritaire du présent, présence d’un grand nombre de déictiques (adjectifs démonstratifs, articles définis …) renvoyant à une situation extérieure qui échappe au lecteur. L’oralité est suggérée par des ruptures de construction, l’usage fréquent de l’interrogation et de l’exclamation. Des marques de langage familier se mêlent au vocabulaire généralement soutenu utilisé par l’auteur : suppression de la particule négative (« ne »), ellipses, tours populaires. Ce choix de style destiné à donner l’impression d’une réflexion hésitante, d’un dialogue avec soi-même, avec le lecteur, participe de la difficulté de l’interprétation.
A l’inverse, le style académique ou soutenu met son point d’honneur à faire des vraies phrases complètes et parfaitement structurées (au point d’ennuyer parfois).
Vocabulaire riche, recherché, voire rare. Le registre soutenu n’est pas spontané (modèle écrit). Les règles sont respectées, les constructions sont complexes et la concordance des temps est aussi respectée.
Pour un écrivain, le choix de son style dépendra de la forme qu’il voudra donner à son roman, mais comme pour tout, point d’ excès dans un sens ou dans l’autre
Je vous rajoute deux liens pour en savoir plus sur Arthur Rimbaud et son style oral (ou relâché)
Mots clés : style parlé, style relâché, style écrit, style soutenu, une saison en enfer, Arthur Rimbaud
Je me propose aujourd’hui de vous parler du point de croix. Quoi de plus classique comme projet créatif, n’est-ce-pas ? Mais aussi quoi de plus simple ?
Il existe des milliers de livres pour nous aider dans l’apprentissage du point de croix et je ne vous rappellerai ici que les grandes lignes à respecter pour réussir un … Sampler !
LES ABECEDAIRES ou SAMPLERS
Les samplers ou modèles de broderie sur canevas, probablement inventés en Italie ou en Allemagne vers la fin du XVème siècle, furent utilisés pour les travaux de broderie décorative, sur les trousseaux, (Ah, les trousseaux, quelle femme aimant coudre n’a pas rêvé de broder son propre linge à ses initiales !), les vêtements et les rebords de châles. Comme les livres n’existaient pas à l’époque, ces modèles constituaient le seul moyen de transmettre de génération en génération les motifs de broderie. Plus tard, les Hollandais adoptèrent avec enthousiasme les samplers, produisant des hectares de tulipes, de moulins à vent et de meubles au point de croix…
Mais je ne vais pas vous faire un cours complet sur les Samplers traditionnels, cela vous barberez très certainement et je vous comprends. Si vous voulez en savoir plus, voici quelques liens qui vous en apprendrons davantage sur la broderie, quelques blogs géniaux que j’ai mis dans mes flux RSS et que je vous recommande :
http://missfilbroderie.canalblog.com/rss.xml
http://coupaillon.over-blog.com/atom.php
http://caribouc.canalblog.com/rss.xml
http://chasfouineur.canalblog.com/rss.xml
Donc, je m’y suis moi-même collé et je n’ai pas hésité à ouvrir un livre pour apprendre. Il y en a des tas, ce n’est pas cela qui manque !
Sur Kartibook par exemple où vous trouverez un tas de livres créatifs. C’est mon site préféré J
- Bleu et blanc au point de croix - Pages: 112, Relié, Le Temps Apprivoisé –
- Clowns au point de croix - Pages: 39, Broché, Le Temps Apprivoisé –
- Légumes au petit point – Pages : 72, Relié, Le Temps Apprivoisé –
- Rouge et blanc au point de croix – Pages : 116, Relié, Le Temps Apprivoisé –
- Le rouge traditionnel au point de croix – Pages : 45, Broché, Le Temps Apprivoisé –
- Miniatures au point de croix – Pages : 64, relié, Le Temps Apprivoisé –
- Chiens et chiots au point de croix – Pages : 39, Broché, Le Temps Apprivoisé –
- Fleurs des champs au point de croix – Pages : 80, Broché, Le Temps Apprivoisé –
- Le Point de croix du soleil : Légumes et Fruits
- Alphabets étrangers au point de croix
- Nounours au point de croix
- 500 motifs à broder au point de croix, tome 1
Etc, etc, etc… Je ne vais pas tout vous énumérer, j’en aurai pour des heures.
N’hésitez pas à y faire un tour pour voir…
Et voici ce que ça donne :
Je vous assure que c’est facile même pour les plus impatientes d’entre nous. Il vous faut un morceau de lin – canevas 5,5 de la dimension de votre projet et les fils à broder que vous voulez.
En premier, vous faites un petit rentré de 6 mm tout autour de votre ouvrage pour ne pas qu’il s’effiloche.
Ensuite, vous pliez votre tissu en quatre, vous marquez bien le pli et avec du fil contrasté, vous marquez votre centre qui vous servira de repère pour commencer.
Puis, vous vous lancez… Et oui, il faut bien un jour ! Vous commencez vos petits points de croix, les uns derrière les autres, et je vous assure, vous ne pourrez plus vous arrêter
N’oubliez pas de me laissez vos commentaires, j’adore vous lire…
SERENITE A OUANO
Qu’est-ce que j’ai fait ces jours derniers ?
Et bien, je vous ai concocté une petit tutoriel qui va être accroché au-dessus du canapé de mon salon. Il faut juste attendre qu’il sèche.
Alors que vous faut-il pour peindre à l’huile ?
Des tubes couleurs à l’huile - des pinceaux - chiffons, médium à diluer - essence de térébenthine - un crayon - une grande règle – une palette - une toile 100×80 cm et un modèle.
La plage de Ouano
J’ai choisi ce modèle pour l’impression de sérénité qu’il dégage !
1 – J’ai commencé par faire une grille sur ma photo, puis autant de cases sur ma toile, afin de pouvoir reproduire l’arbre aux bonnes dimensions avec mon crayon à papier.
(Désolée pour la qualité de la photo !)
2 – Une fois mon dessin installé (ne vous pressez pas) j’ai procédé par étape. J’ai commencé à peindre le ciel. Sur votre palette, mettre d’un côté du blanc de titane, de l’autre du bleu Outremer. Avec un gros pinceau rond n° 16, j’ai installé le ciel avec du blanc d’un côté et du bleu ciel de l’autre, tout en regardant bien ma photo. Essayez de rendre le ciel le plus naturel possible et travaillez avec des peintures bien diluées avec le médium. A la fin, vous aurez toujours la possibilité de revenir sur vos couleurs.
3- Je m’attaque à l’eau en commençant par l’horizon qui est toujours un peu plus foncé que le devant. Je fais un mélange de blanc de titane, bleu Outremer, vert Anglais clair. J’accentue l’horizon avec le bleu puis progressivement, j’ajoute les autres couleurs jusqu’à arrivé sur le bord de l’eau avec quelques pointes de sienne naturelle pour la transparence du sable.
4 – J’arrive au sable. Je réchauffe mon sienne naturel avec une pointe de jeune primaire academium et je vais ainsi jusqu’au bas de mon tableau.
5 – Je vais faire mon tronc. Je change de pinceau. Je prends un pinceau plat et un pinceau rond n° 6. Je mets de la terre d’ombre brûlée et du blanc sur ma palette et je commence à travailler sur les branches. Je ne les structurerai au couteau qu’à la fin. Pour l’instant je me contente de mettre la couleur diluée au médium.
6 – Je continue avec les feuilles. Je mets du vert anglais clair et du vert pin sur ma palette et je travaille avec mon pinceau rond n° 6. Je tapote pour installer mon feuillage, d’abord avec le vert anglais, puis je structure avec le vert pin.
7 – C’est à ce moment là que je commence à travailler avec mes couteaux 10-9 et 10-14. Je reviens sur mon tronc et je remets de la couleur terre d’ombre brûlée pour accentuer les creux foncés et du blanc pour mettre de la lumière. Le couteau me permet de mieux rendre l’aspect torturé de l’écorce de l’arbre.
8 – Vient alors le coup d’œil : les reflets dans l’eau, les courants, les cailloux et autres débris sur la plage, etc… Tout ça est affaire de jugement ! Laissez reposer quelques jours. Revenez-y. Gardez votre tableau sous les yeux et vous verrez où cela ne va pas. Faites les changements qui s’imposent, affinez votre travail. Et puis, quand vous comprendrez que c’est fini, signez !
Autour de la roulette, dans le casino, la foule se presse. Il y a là un jeune homme qui gagne, qui gagne énormément. Il regarde les pièces d’or et les rouleaux de billets de banque s’amonceler devant lui dans une sorte d’hébétude. On le croirait ivre. Une nuée de parasites espère bénéficier des miettes de la fortune qui déborde de ses poches et s’empresse autour de lui. Il n’y fait pas attention.
Entré dans la salle avec quelques centaines de francs, Alexis Ivanovitch, le joueur, en a maintenant plus d’une centaine de milliers. Il joue n’importe comment, comme un fou. Aussi facilement qu’en un rêve, il fait sauter la banque à toutes les tables. Quand il se lève enfin pour partir, la démarche alourdie par près de dix kilos d’or, à peine entend-il une voix lui murmurer qu’il lui faut partir le lendemain, faute de quoi il perdra tout.
Alexis retourne à son hôtel. Il est à Roulottenburg, ville au nom prédestiné, depuis quelques jours. Spectateur et acteur, il a participé, par amour pour l’indifférente et cruelle Paulina, à une tragédie dont les épisodes lui donnent parfois envie de rire sauvagement. Car le beau-père de Paulina, arrivé ici en fringant équipage, s’est ruiné en peu de temps. Toute sa fortune est hypothéquée, aux mains d’un petit français, dont Alexis craint bien que Paulina ne soit amoureuse. Amoureuse, elle ? Elle est si belle mais si étrange…
Et Alexis, sans savoir pourquoi, sait qu’il fera tout ce qu’elle lui dira. Mais voici qu’est arrivée une vieille parente de la famille, dont la mort annoncée promettait un bel héritage. Quoique infirme, elle est bien vivante, la grand-mère, sarcastique et riche, décidée elle aussi à tout jouer. Et la baboulinka a tout perdu.
C’est la nuit. Alexis, enfin riche, est dans les bras de Paulina, qui l’embrasse passionnément. La tête lui tourne aussi fort que lorsqu’il a tout misé sur le rouge et que la roulette vient d’être lancée par la main experte du croupier.
Mais les joueurs savent qu’à la roulette comme en amour, l’ivresse la plus profonde n’est pas de gagner, mais de perdre. Alexis perdra-t-il ? S’il ne lui restait qu’un seul louis d’or, une chance s’offrirait encore à lui, une dernière chance de vaincre ce destin qui tourne, tourne…
Dicté fiévreusement en vingt-cinq jours d’octobre 1866, Le Joueur est pénétré de l’excitation d’un écrivain qui sent qu’il raconte sa propre vie et n’en oublie pas pour autant le génie de son art. Quatre ans auparavant, en effet, Dostoïevski avait découvert le jeu au cours d’un voyage en Europe. Comme son héros, il nourrissait alors une passion pour une femme, Pauline Sousslova. A cause d’elle, il s’était lancé dans une série de folies qui dura dix ans, le laissant parfois au bord de la misère. Marqué par cette expérience et capable déjà d’en tirer un chef-d’œuvre, Dostoïevski a mis dans Le Joueur les drames et les délires qui le hantaient et esquissé, dans une histoire haletante, les grands thèmes qui parcourent son œuvre.
Quel sentiment de satisfaction d’avoir enfin pu intrégrer un véritable blog à mon site. Depuis le temps que je cherche, j’examine, je fouille, je surfe en tous sens et tout cela, juste pour avoir la satisfaction de prendre en main mon “propre” blog.
Bon, je ne vais pas bavâsser ainsi pendant des heures, sinon ce billet n’aurait aucun sens…
Il me reste à apprendre à mettre les images que je veux, mais je crois que j’ai compris le système.
Autour de la roulette, dans le casino, la foule se presse. Il y a là un jeune homme qui gagne, qui gagne énormément. Il regarde les pièces d’or et les rouleaux de billets de banque s’amonceler devant lui dans une sorte d’hébétude. On le croirait ivre. Une nuée de parasites espère bénéficier des miettes de la fortune qui déborde de ses poches et s’empresse autour de lui. Il n’y fait pas attention.
Entré dans la salle avec quelques centaines de francs, Alexis Ivanovitch, le joueur, en a maintenant plus d’une centaine de milliers. Il joue n’importe comment, comme un fou. Aussi facilement qu’en un rêve, il fait sauter la banque à toutes les tables. Quand il se lève enfin pour partir, la démarche alourdie par près de dix kilos d’or, à peine entend-il une voix lui murmurer qu’il lui faut partir le lendemain, faute de quoi il perdra tout.
Alexis retourne à son hôtel. Il est à Roulottenburg, ville au nom prédestiné, depuis quelques jours. Spectateur et acteur, il a participé, par amour pour l’indifférente et cruelle Paulina, à une tragédie dont les épisodes lui donnent parfois envie de rire sauvagement. Car le beau-père de Paulina, arrivé ici en fringant équipage, s’est ruiné en peu de temps. Toute sa fortune est hypothéquée, aux mains d’un petit français, dont Alexis craint bien que Paulina ne soit amoureuse.
Amoureuse, elle ? Elle est si belle mais si étrange… Et Alexis, sans savoir pourquoi, sait qu’il fera tout ce qu’elle lui dira. Mais voici qu’est arrivée une vieille parente de la famille, dont la mort annoncée promettait un bel héritage. Quoique infirme, elle est bien vivante, la grand-mère, sarcastique et riche, décidée elle aussi à tout jouer. Et la baboulinka a tout perdu.
C’est la nuit. Alexis, enfin riche, est dans les bras de Paulina, qui l’embrasse passionnément. La tête lui tourne aussi fort que lorsqu’il a tout misé sur le rouge et que la roulette vient d’être lancée par la main experte du croupier.
Mais les joueurs savent qu’à la roulette comme en amour, l’ivresse la plus profonde n’est pas de gagner, mais de perdre. Alexis perdra-t-il ? S’il ne lui restait qu’un seul louis d’or, une chance s’offrirait encore à lui, une dernière chance de vaincre ce destin qui tourne, tourne…
Dicté fiévreusement en vingt-cinq jours d’octobre 1866, Le Joueur est pénétré de l’excitation d’un écrivain qui sent qu’il raconte sa propre vie et n’en oublie pas pour autant le génie de son art. Quatre ans auparavant, en effet, Dostoïevski avait découvert le jeu au cours d’un voyage en Europe. Comme son héros, il nourrissait alors une passion pour une femme, Pauline Sousslova. A cause d’elle, il s’était lancé dans une série de folies qui dura dix ans, le laissant parfois au bord de la misère. Marqué par cette expérience et capable déjà d’en tirer un chef-d’œuvre, Dostoïevski a mis dans Le Joueur les drames et les délires qui le hantaient et esquissé, dans une histoire haletante, les grands thèmes qui parcourent son œuvre.
4 mars
A ne rater sous aucun prétexte !
PIERRICK LE JARDINIER, journaliste à LA FRANCE AGRICOLE et LA GAZETTE DE THIERS, vous annonce sa nouvelle collaboration à ECHOBIO MAGAZINE.
Si vous ne trouvez pas ce nouveau bimestriel en kiosque, vous pouvez vous y abonner à un TARIF PREFERENTIEL ! (en imprimant ce coupon et en précisant “de la part de PIERRICK”)
Mots clés : magazine bio, EchoBio, magazine, Pierrick Le Jardinier, journaliste